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Chacun mérite une chance de révéler son potentiel |


| Vincent est le nouveau directeur du CIST... |
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| 16-06-2009 | |
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Pourquoi partir et changer de vie? (le choix de la chaleur, de la poussière, de la crasse… et au-delà une envie positive…). Je ne suis ni un militant, ni un idéaliste, tout au plus quelqu’un qui ouvre les yeux sur le monde qui l’entoure. Ensuite, il y a la part de chance à laquelle chacun d’entre nous a droit. Pour moi, ce fût entre autres la rencontre avec Passerelles Numériques, la découverte de l’alchimie toute particulière qui opère entre ceux qui regardent dans la même direction, et le sentiment confiant d’être en harmonie avec eux.Premières impressions (à l’arrivée, un lundi 23 février). Le CIST est un bâtiment vaste et aéré, propre et lumineux (si éloigné de la réalité des rues de Phnom-Penh) ; un lieu où des centaines de sourires s’ouvrent sur des milliers de dents blanches pour vous accueillir en chantant ; où la discrétion et la gentillesse font de la foule une présence légère ; un lieu où on travaille beaucoup, mais sans effort apparent, comme animé par le simple bonheur d’être là, d’être ensemble. Ce jour là, j’ai eu un profond sentiment de respect pour l’œuvre accomplie ici. Que les fondateurs et tous ceux qui y ont contribué par le passé en soient remerciés. Le CIST est un parcours (difficile). Au départ, il y a ces bacheliers qui débarquent de leur province, propulsés à Phnom-Penh par un bien curieux enchainement d’épreuves dont ils sont les heureux vainqueurs. Ils sont là, la peau sombre, souvent faméliques, un peu méfiants, toujours crédules, des visages tellement jeunes qu’on croit voir des enfants. Ils apportent avec eux un lourd sac de riz. C’est là le seul soutien matériel de leur famille. Ce riz précieux ne sera pas seulement la base de leur alimentation, mais aussi leur assurance survie, un compagnon pour toute la durée de leurs études. Puis, ils emmènent ce sac jusqu’à leur nouveau logement, le posent dans un coin et découvrent cette pièce où, la nuit tombée, ils vont s’allonger sur une natte à même le sol serrés en rang par 5 ou même par 10. Protégés par une simple moustiquaire, ils vont devenir proches et unis jusque dans leur sommeil. Mais très vite la formation commence, cette somme inouïe d’efforts quotidiens, individuels et collectifs, d’exigences nouvelles et d’emprise sur soi, qui vont souder l’équipe et forger les talents. Alors, le CIST devient celui que vous connaissez déjà à travers les photos : ces bandes de gamins, gonflés à bloc, en marche vers leur destin. Vincent Drouillard, le nouveau directeur du CIST au Cambodge |
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